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COMMUNAUTE JUIVE LIBERALE DE MONTPELLIER
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Parle... avec ton âme, avec les tiens, avec la Torah

Ce Shabbat nous lisons la Parasha Emor qui traite d’abord des lois de pureté des Cohanim et ensuite de la période de l'Omer. L'omer ce sont les 49 jours de préparation au don de la Torah qui aboutissent à la fête de Shavouot. C'est une période où l’on doit perfectionner nos qualités et nos vertus (Midots).

J’ai toujours beaucoup de difficultés quant à expliquer certains aspects de la thora. Dans celle-ci, qui est au coeur du 3e Livre, et dans le calendrier où nous sommes, c’est à dire dans le décompte du Omer d’une part, et, d’autre part les différents grands rendez-vous juifs de l’histoire. Je veux parler de Pessah, où nous apprenons à sortir du joug de la force et marcher, en route vers le Sinaï afin d’avoir, enfin dans ce monde, un cadre de Loi, c’est à dire le Promulgation des Paroles divines. Et, au cours de ce décompte du Omer, s’égrainent des éléments nouveaux. Il s’agit de l’histoire moderne, celle de nos jours, pour lesquels certains d’entre-nous en ont été des témoins, des acteurs, des combattants, des résistants, des victimes. Je parle de la Journée du souvenir de l’insurrection du Ghetto de Varsovie, de Yom Hachoah, de l’anniversaire de la création de l’État d’Israël, Yom Ha’atsmaout précédé de Yom Hazikaron, rappelant tous les soldats morts au champs d’honneur et également les victimes des différents attentats dus au terrorisme. Il y a la journée de la réunification de Jérusalem, Yom Yerouchalayim, où l’on se rappelle comment le rabbin Goren souffla du ichoffar devant le Mur Occidental.

Et, lorsque nous parlons de nos martyrs, de ceux et celles qui sont morts dans les combats divers ; attardons-nous sur nos frères et soeurs assassinés, uniquement parce qu'ils étaient juifs, tout au long de notre douloureuse histoire, plus particulièrement, lorsque nous évoquons le souvenir des six millions de juifs assassinés par les nazis dans les fours crématoires, nous avons l'habitude de dire qu'ils sont morts en sanctifiant le nom de Dieu, al kidouch Hachém. Le fait qu'ils soient morts en tant que juifs conscients, et aussi inconscients, car, reconnu par nos ennemis en tant que tel : JUIF, proclame à la face du monde qu'ils faisaient tous partie des bné Israël considéraient l’Eternel comme saint, comme source de sainteté, qu’ils faisaient partie de ce peuple, qui à travers les différents exils Le reconnaissaient, tous ayant en commun la Thora, quel que soit les tendances ou les courants religieux et spirituels qui les habitaient. Par leur mort, ces juifs ont donc observé ce commandement signalé dans notre sidra : l'obligation de sanctifier le nom de Dieu et l'interdiction de le profaner et de le déshonorer. Par le fait d’avoir du faire un pas en avant, d’avoir porté l’étoile, d’avoir tout simplement un nom juif, ils ont affirmé de facto, leur appartenance au peuple de la berit, au peuple de l’Alliance.

Mais tout le monde, Dieu merci, n'est pas obligé de mourir pour observer cette mitsvah. Bien au contraire, c'est durant toute notre vie, dans les conditions les plus quotidiennes, que nous devons et pouvons, nous aussi, sanctifier le nom de Dieu. De quelle façon ? Tout d'abord simplement, en vivant selon la volonté de Dieu, en montrant à notre entourage que notre vie est réglée par les grands principes de la Torah et que nous ne nous en écartons sous aucun prétexte. Agir ainsi, c'est se faire respecter, mais surtout montrer combien à nos yeux la parole de Dieu est respectable et l'Eternel saint. Mais, de plus, c'est à travers le respect de notre prochain, à travers une honnêteté scrupuleuse, une affabilité sereine, une serviabilité constante, bref à travers l'amour qui se dégagera de notre contact quotidien envers notre prochain, que nous nous ferons, plus que tout, le champion de la sainteté de l’Eternel. C'est dans ce côté concret, terre à terre des contacts humains que l'autre sera appelé à juger si pour nous véritablement l’Eternel est saint. Ainsi par notre modèle,il pourra apprendre à sanctifier la vie à son tour. Gracias a la vida. Si, par contre, nous devions dans ces rapports humains, avoir pour guide, l'égoïsme, la facilité, la haine, l'absence de loyauté, nous nous déshonorerions en même temps que nous profanerions le nom de Dieu.

Encore une fois, en regardant notre calendrier, nous apprenons plusieurs choses. La liberté pour le Juif est d’être soustrait à l’oppression, mais pas à la maîtrise de soi.

Pessa’h permet à l’homme d’évoluer librement, sans que quiconque interfère dans ses activités religieuses. Cette liberté n’est devenue réelle que lorsqu’elle fut dirigée, lorsque la Torah montra à l’homme ce que l’homme peut devenir, c’est cela Chavouot, où s’inscrit la dimension sociale et éthique. Pour cela, il fallait gravir cette échelle de 49 échelons, tant dans la verticalité envers le divin , que dans l’horizontalité envers son prochain. Le début étant de « sortir et de s’améliorer soi-même. C’est la raison pour laquelle le Texte nous ousefartèm la’hèm, vous compterez POUR VOUS.

Les grands événements du XXe siècle tels la Choah (l’annihilation) et la Tekouma (la Rédemption de l’Etat) montrent comment l’homme juif peut prendre sa destinée en mains, comment des ténèbres de l’Exil, il peut appliquer l’adage de Theodore Herzl « im tirtsou, eyn zo aggadah » : si vous le désirez (vraiment) ce ne sera pas une légende.

Pessa’h et Chavouot sont des fêtes complémentaires, délibérément reliées par le Compte du Omer pour souligner leur caractère inséparable. Ensemble, toutes ces fêtes, anniversaires et commémorations, nous apprennent que l’accession à la liberté dans ce monde, et donc la réalisation de l’homme, n’est pas caractérisée par l’abandon d’obligations productives, mais bien par leur accomplissement éclairé. Ainsi verrons-nous, bientôt le rayonnement des temps meilleurs pour notre communauté, pour Israël et pour les familles des nations.


Rabbin Michel Liebermann

 

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