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COMMUNAUTE JUIVE LIBERALE DE MONTPELLIER
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PESSAH

 

Après une fête de Pourim emblématique d’une joie quasiment sans retenue, Pessah est plus sobre, avec tout de même ses quatre coupes de vins durant les deux soirs du SeDeR. A Pourim le méchant porte un nom : Haman,

A Pessah : le Pharaon. Les héros dans ces deux récits sont représentés dans un duo : Esther et Mordekhaï d’une part, Moïse et D. d’autre part.

Dans les deux récits, il y a une masse, le Peuple, qui n’apparaît pas dans des individualités s’effaçant au profit des protagonistes de l’histoire. Dans les deux cas, la cause du Peuple est dans les mains d’un puissant : Assuérus et le Pharaon. Ces deux fêtes ont en commun une lettre, le « P ». Cette lettre a bien des significations. Une valeur numérique tout d’abord : 80. Selon nos Maîtres dans les Maximes des pères, 80 ans est l’âge de la force, non plus celle du corps mais de l’esprit. N’est-ce pas à 80 ans que Moïse a transmis la Torah ? Et puis la lettre « Pé » en hébreu signifie, la bouche mais aussi, selon la façon dont on l’écrit en plaçant la voyelle «o » soit « Po » il signifie «ici » ou « à cet endroit ». La fête de Pessah porte son nom du fait que D. a « sauté » au dessus des maisons des juifs en Egypte.

Le mot "Pessah" a en effet le sens d'un « saut » ou « enjamber ». Ceci représente l'essence même de la fête de Pessah: le passage d'un extrême a l'autre, de l'exil et de l'esclavage a la liberté et a la délivrance, de façon soudaine, comme il est écrit :« Car c'est en hâte que tu es sorti d'Egypte. »

Même la consommation de l'agneau pascal était soumise à la même précipitation : « Vous le mangerez dans la hâte. » La sortie d'Egypte s’est produite de façon soudaine, comme il est écrit « car ils furent expulses d'Egypte et ne purent attendre. » D. a sorti brusquement le peuple de l'Egypte et l'a place dans une situation de liberté spirituelle autant que matérielle. La fête de Pessah, donne a chacun ce potentiel et cette force de changer du tout au tout, d'accéder au niveau spirituel le plus élevé même sans préparation préalable.

L’importance donnée à la célébration de la fête de Pessah nous rappelle que nous nous tenons toujours et ici à l'époque de la « sortie d'Egypte », de la fin d’un exil. Cela nous rend plus sensible à la notion de liberté, et projette le peuple juif à s’impliquer dans la défense des libertés et de la liberté.

C'est maintenant le moment pour nous de distinguer le 'hamets de la matsa. C'est à dire d'éliminer notre hamets intérieur, qui symbolise l'orgueil, à la flamme de notre âme, et de renforcer la « hâte », la précipitation vers le domaine de la « liberté » et la « ferveur » de la foi.

Pessah, notre fête juive de Pâque est aussi une fête du renouveau de la nature. La Haggadah de Pessah relate les 10 plaies qui se sont abattues sur l’Egypte afin que le Pharaon laisse partir « les enfants d’Israël » que Moïse guidera dans le désert du Sinaï Chaque individu doit se considérer comme s'il était lui-même sorti d'Egypte.

Nous allons pouvoir le découvrir dans l'ordre (SeDeR en hébreu) du Seder grâce aux enseignements de Rabbenou, Rabbi Na'hman.

 

1) Kadesh : récitation du kidouch

2) Ourh'ats : on se lave les mains sans faire de bénédiction

3) Carpas : on mange le céleri

4) Yah'ats : on casse la matsa du milieu en deux en gardant la moitie pour l'afikomèn

5) Maguid : on lit la Haggadah

6) Roh'tsa : on se lave les mains puis on fait la bénédiction correspondante

7) Motsi : on prononce la bénédiction qui est généralement faite pour le pain

8) Matsa : on prononce la bénédiction particulière a la matsa puis on la mange

9) Maror : on mange les herbes amères (laitue)

10) Corèh' : sandwich composé de matsa et de laitue

11) Choulh'an orèh' : on sert le dîner

12) Tsafoune : on mange l'afikomèn

13) Barèh' : On récite le birkat hamazone

14) Hallèl : on récite le hallèl

15) Nirtsa : D.. a agréé nos prières

 

Nos Sages nous ont prescrit de boire au SeDeR quatre coupes de vin en rappel des quatre expressions employées par D.ieu pour annoncer notre libération d'Egypte : Wehotséti, wehitsalti, wegaalti, welaqa’hti. Wehotséti - Nous avons été pris hors de l'Egypte.

Wehitsalti - Nous avons été libérés de l'esclavage.

Wegaalti - D.ieu nous a « acquis » comme ses serviteurs.

Welaqa'hti - D.ieu S'est fiancé avec le peuple juif

La veille au soir de Pessah, on mange en famille le repas pascal (SeDeR). Auparavant, un plateau est dressé, symbole de l’événement, dont voici la composition :

1. Trois Matos, du pain azyme, disposées l'une au-dessus de l'autre, chacune couverte séparément ;

2. du Karpass, des herbes vertes (céleri, persil, radis...) ;

3. de l'eau salée pour rappeler le goût des larmes des enfants d'Israël pendant leur esclavage ;

4. du Maror, des herbes amères, pour rappeler l'amertume de la vie en Égypte (romaine, laitue, endives, raifort...) ;

5. de la 'Harosset, un mélange fait à base de pommes, noix et cannelle dans du vin, symbole du mortier utilisé par les esclaves hébreux pour la fabrication des briques ;

6. Zeroa : un os avec un peu de viande, grillé sur des braises pour rappeler le sacrifice de l'agneau pascal à l'époque du Temple de Jérusalem ;

7. Beytsa : un oeuf dur, en souvenir de la destruction du Temple de Jérusalem.

 

Tout au long du récit de l'Exode, ces aliments sont utilisés comme symboles pour rappeler différents aspects de l'histoire rapportée par la Torah. Les quatre coupes de vin (ou jus de raisin) sont bues par chaque convive à des moments spécifiques du SeDeR.

Un riche dîner est également servi pendant le SeDeR. On dresse la table la plus belle possible, en signe de liberté. La fête de Pâque dure 8 jours. Pessah est une des trois fêtes où les juifs étaient invités à se rendre en pèlerinage au temple de Jérusalem. La Haggadah est scrupuleusement répétée à haute voix chaque année à PESSAH… « Je vous ai soustraits aux tribulations de l'Egypte, sauvés de la servitude, délivrés avec un bras étendu, je vous ai pris comme peuple. »

 

« Afin que tu le racontes à ton fils et à ton petit fils, ce que j'ai fait aux égyptiens…Et vous saurez que je suis l'Eternel. »

 

Cet événement précède la fête de Chavouot où, après la liberté (Pessah), le peuple hébreu recevra la loi (la torah), sans laquelle cette même liberté ne peut s’exercer… Nous en reparlerons…

 

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